PELGRIN Christophe (1772-1812)

Chef d’escadron à Auerstaedt, cet artilleur a fait une grande partie des campagnes au sein de la division Gudin avant de disparaître au cours de la retraite de Russie à l’âge de 40 ans. Ses mérites lui avaient valu le grade de colonel et le titre de baron de l’Empire.

Né le 15 février 1772 à Orquevaux en Haute-Marne, Christophe Pelgrin (ou Pelegrin) est le fils de François, qui est maître de forges, et de Jeanne Marie Delaporte.

Il intègre l’école d’artillerie de Châlons en octobre 1792 et en ressort en juin 1793 avec le grade de lieutenant en second. Affecté au 2ème régiment d’artillerie à pied, il est bientôt promu lieutenant en premier (26 août), capitaine en second (21 mars 1794), capitaine en premier (3 juillet 1801) puis chef d’escadron au 2ème régiment d’artillerie à cheval (18 avril 1803).

C’est avec ce grade qu’il prend le commandement de l’artillerie de la division Gudin au sein du 3ème corps du maréchal Davout.

Chevalier puis officier de la Légion d’honneur (promotions du 14 juin 1804 et du 28 décembre 1805), Christophe Pelgrin prend donc une part active à la bataille d’Auerstaedt. Le général Gudin le cite dans son rapport : « Je dois aussi des éloges à l’artillerie, et particulièrement au chef d’escadron Pelegrin (sic), qui la commandait ».

Il participe ensuite, toujours au sein du même régiment, au différentes batailles que livre le 3ème corps. Il est promu major le 7 juillet 1807 puis colonel le 7 juin 1809 et prend donc le commandement de son régiment. Il a alors 37 ans et déjà 17 ans de services !

Il participe encore à la campagne d’Autriche (1809), qui lui vaut le titre de baron de l’Empire (lettre patente du 19 décembre 1809), puis à la campagne de Russie (1812) au cours de laquelle il commande l’artillerie de la division Gérard, toujours dans le corps de Davout.

Blessé le 7 septembre 1812 à la bataille de la Moskowa, le colonel baron Pelgrin disparaît lors de la retraite en décembre de la même année, sans doute mort des suites de ses blessures.